
Les murs de Santiago sont en grande majorité couverts de graffitis dans les quartiers populaires ! Dans les coins plus riches et modernes, ils sont beaucoup moins nombreux, mais à visée plus artistique. On parle tout le temps des graffitis de Valparaiso, mais ceux de Santiago valent également le détour !

Dès le deuxième jour, nous faisons un rapide tour du centre. Nous passons entre autres devant la Moneda, le palais présidentiel, à côté duquel est érigée une statue de Salvador Allende qui me permet d’avoir une discussion très intéressante avec la Hermanita Nelia, apparemment fervente socialiste !
Les rues de certains quartiers sont peintes de couleurs vives, c’est très joli ! Et on croise parfois les carabinieros sur leurs chevaux…
Quelques vues de Santiago…
La ville vue d’un pont, ou en tout cas, un quartier. Santiago est immense, il va me falloir des mois pour en connaître tous les quartiers !

Le plus haut bâtiment d’Amérique Latine se trouve à Santiago ! Il est en effet assez impressionnant…

La Cordillère des Andes ! On la voit d’un peu partout dans le ville et encore mieux depuis la partie aérienne du métro !

Santiago by night et un peu flou, mais c’est voulu, bien sûr.

Il est 17h30, c’est l’heure du dîner des résidentes de l’infirmerie des femmes ! J’enfile mon charmant petit tablier blanc par dessus mes trois pulls (le chauffage ne fonctionne pas partout…) et je suis prête pour le service ! Il faudra ensuite les aider à se déshabiller (j’ai dû me débrouiller toute seule dès la première fois, sans trop comprendre ce qui se passait), puis à se coucher, vers 18h30. Les médicaments aidants, elles s’endorment très tôt. Je découvre petit à petit la dure réalité des établissements d’accueil de personnes âgées… Les aides-soignantes ne disposent que de très peu de temps pour toutes les résidentes et il me semble qu’elles font tout trop rapidement et brutalement. Le respect de la personne apparaît secondaire et je suis choquée par certaines phrases qu’elles n’hésitent pas à prononcer devant les résidentes. Cependant, n’étant pas moi-même soumise à ce rythme trop rapide, je peux prendre mon temps et je consacre ainsi un quart d’heure (au lieu des trois minutes habituelles) à la toute petite Camilla que je dois aider à déshabiller. Dans un moment de lucidité inhabituel, elle me confie qu’elle est très gênée de devoir se déshabiller devant une autre personne… Je la comprends tout à fait, sa gêne est aussi la mienne ! J’essaie de la rassurer tant bien que mal avec mon peu de vocabulaire en lui disant qu’elle ne doit pas me voir comme une personne, mais seulement comme une aide. Cela semble la rassurer, je crois, mais je ne comprends pas tout ce qu’elle me dit, hélas. Les échanges viendront petit à petit !
J’apprends beaucoup ici et des liens se créent jour après jour avec certains des résidents, mais ce n’est pas toujours évident. L’état physique ou mental de certains me fait beaucoup de peine et je les aide comme je peux. Je n’ai parfois qu’un sourire à offrir, c’est déjà un début ?








Waouh, ma chérie, on s’y croirait !!! C’est absolument génial de te suivre dans toutes tes péripéties et tes moments riches en émotions de tous genres… Je suis très fière de toi !!!
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